Parmi les 32 candidats déclarés à la présidentielle, l’invité s’est arrêté sur le cas de Manuel Valls pour en souligner l’absurdité pratique. Selon lui, l’ancien Premier ministre n’a tout simplement pas les moyens de récolter ses 500 parrainages, et ne compte d’ailleurs pas réellement le faire. « Tu imagines bien que Manuel Valls n’a pas annoncé sa candidature pour aller voir les maires », a-t-il ironisé.

La raison principale avancée par l’invité tient à l’impopularité tenace de Valls dans le sud de la France, où son passage par la politique espagnole — il a tenté une carrière à Barcelone — reste dans les mémoires. « Dans tout le sud disons hispanocentré, quand Valls va venir chercher des signatures, les mecs vont lui rire au nez pour sa carrière politique merdique en France », a-t-il prédit, ajoutant que l’épisode catalan n’a pas été oublié localement.

L’invité situe cette candidature dans une stratégie plus large : celle de figurants qui se déclarent sans intention réelle de concourir, simplement pour « faire monter le prix du ralliement » et négocier quelques passages médiatiques. La plupart, affirme-t-il, n’entend pas mener campagne jusqu’au bout. Une analyse qui remet en perspective le ballet des candidatures précoces.

Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron

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