Depuis la décision de la Cour d’appel rendue en juillet dernier, Marine Le Pen peut se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Une « fenêtre de tir » juridique s’est ouverte, selon les mots de Grégoire Houdan, analyste politique et cadre du Rassemblement national, interrogé le 20 août 2026 sur la chaîne OMERTA. « C’est un soulagement pour des millions de Français », estime-t-il, alors que les enquêtes d’opinion placent l’ancienne finaliste de 2022 en position favorable pour accéder au second tour.
Concrètement, la décision de juillet écarte, au moins à ce stade, l’hypothèse d’une inéligibilité qui aurait bouleversé la campagne. Les recours engagés contre elle n’ont pas abouti à une condamnation définitive l’empêchant de concourir. Reste que la procédure n’est pas nécessairement éteinte : des incertitudes juridiques subsistent quant à d’éventuels développements judiciaires ultérieurs. Grégoire Houdan n’évoque pas publiquement de menace imminente, mais le calendrier judiciaire demeure un paramètre que l’état-major du parti surveille.
En cas d’empêchement de dernière minute, le RN dispose d’un plan de substitution assumé : Jordan Bardella, présenté comme le « ticket gagnant » aux côtés de Marine Le Pen. « Marine Le Pen à l’Élysée, Jordan Bardella à Matignon, elle l’a déjà clairement dit », rappelle Grégoire Houdan. Une clarification stratégique qui vise à rassurer l’électorat sur la solidité du duo face aux aléas judiciaires, sans toutefois dissiper totalement l’incertitude qui pèse encore sur la candidature de la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Vidéo « Élection présidentielle 2027, enjeux politiques majeurs » de OMERTA
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