Avec un record historique de 52 000 hectares brûlés et 82 morts en 1949, le massif forestier des Landes de Gascogne demeure la zone la plus exposée aux incendies en France. Une vulnérabilité qui ne doit rien au hasard, rappelle Hervé Carresse, ex-officier d’infanterie et spécialiste de la gestion des risques.

Ce massif a été planté artificiellement au XIXe siècle, transformant une lande marécageuse en une forêt de pins maritimes à vocation économique. Depuis, il cumule les facteurs aggravants : très peu d’axes routiers pour l’accès des secours, des communes comme Le Porge littéralement enchâssées dans la forêt, et une exposition extrême aux aléas climatiques, notamment au vent.

Lors des incendies récents, les rafales ont atteint 40 km/h, rendant toute intervention particulièrement périlleuse. Si l’évacuation anticipée des populations a fonctionné de manière remarquable grâce aux plans communaux de sauvegarde, la question des pare-feux protecteurs autour des zones habitées reste entière. Hervé Carresse souligne également l’appui décisif des agriculteurs locaux, venus spontanément réalimenter en eau les engins des pompiers, évitant ainsi les ruptures d’extinction. Une solidarité citoyenne qui, historiquement, renoue avec la tradition des pompiers forestiers communaux d’avant-guerre.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

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