Les révélations Wikileaks sur Nicolas Sarkozy annonçant sa candidature à l’ambassadeur américain dès 2005 ont fait scandale. Mais Éric Branca rappelle, sur Tocsin+, que cette pratique est bien plus ancienne : dès 1964, François Mitterrand s’est rendu à Washington pour rencontrer le président Lyndon Johnson.

Selon des documents américains déclassifiés depuis une quarantaine d’années, le futur président français y aurait expliqué que, s’il était élu l’année suivante, il reviendrait sur le processus engagé par de Gaulle de sortie progressive du commandement intégré de l’OTAN.

Un précédent historique qui relativise l’exceptionnalité du cas Sarkozy et montre l’ancienneté de ces démarches auprès de Washington. Pour Éric Branca, ces épisodes révèlent une constante : certains responsables politiques français ont pris l’habitude d’aller chercher à l’étranger une légitimité ou un soutien qu’ils ne sollicitaient pas d’abord auprès de leurs concitoyens.

Le contraste est saisissant avec le traitement réservé aujourd’hui à tout élu soupçonné de proximité avec Moscou. Alors que les commissions sur les ingérences étrangères se multiplient, l’historien invite à s’interroger : qui, dans la classe politique française, est réellement légitime pour définir ce qu’est l’ingérence ?

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « Relations franco-allemandes et influences politiques alléguées » de Tocsin+

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