François Asselineau a choisi une comparaison frappante pour alerter sur les dérives du communautarisme en France : le Liban. Dans son dernier direct, le fondateur de l’UPR décrit un pays « morcelé », « quasiment plus un État », réduit selon lui à « toute une série d’États contigus les uns dans les autres ». Un avertissement qu’il adresse directement à la France, dont il craint qu’elle suive une « funeste pente » en cédant aux revendications de jours fériés ou d’espaces cultuels distincts par communauté.

L’ancien candidat à la présidentielle développe un scénario par étapes : pourquoi pas le samedi pour les uns, le vendredi pour les autres, puis l’ensemble des fêtes religieuses de chaque tradition, jusqu’à des « mosquées géantes avec l’appel du muezzin » ? Pour lui, cet « indifférentisme », c’est-à-dire la neutralité absolue de l’État devant la diversité des pratiques, aboutit à « l’éclatement d’un pays ».

Plutôt que l’interdiction, il en appelle au « bon sens » et à une « courtoisie » réciproque : les grandes fêtes chrétiennes continueraient de scander le calendrier national, tandis que les autres traditions religieuses pratiqueraient leur culte avec discrétion, à l’image des synagogues françaises. Une position qui s’inscrit dans sa proposition d’inscrire dans la Constitution que la France est une République laïque « de tradition chrétienne ».

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « François Asselineau répond à des questions, session 127 » de UPR

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