En ouvrant le marché du gaz français à la concurrence, François Fillon a appliqué une exigence formulée dès 2003 par la Commission européenne dans son rapport du 8 avril. Comme le rappelait l’invité dans une conférence de 2015, ce ne sont pas des énergéticiens qui se sont alors positionnés, mais des établissements financiers comme JP Morgan et Goldman Sachs. La question mérite d’être posée : quel intérêt ces acteurs pouvaient-ils avoir à livrer du gaz à madame Michu à Romorantin ?

La réponse est ailleurs. L’objectif réel, selon l’invité, était de démanteler les services publics français pour offrir une rente à des investisseurs internationaux, principalement américains. Car six mois ou un an après l’ouverture à la concurrence, le scénario est connu : les prix augmentent régulièrement, comme on l’a constaté pour l’eau et l’électricité. Ces hausses de factures permettent de rémunérer des fonds de pension, notamment californiens, qui ont placé l’épargne-retraite de leurs souscripteurs dans ces actifs.

Ce mécanisme dépasse le seul secteur gazier. L’invité soulignait que la vente des autoroutes françaises sous Villepin, pour 20 milliards d’euros, obéit à la même logique : un patrimoine public cédé à des fonds d’investissement, tandis que la dette française explosait de 600 milliards sous le mandat suivant. Le péage ne finance plus la collectivité, mais les retraites de madame Smith au bord de sa piscine à San Diego.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.


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Union Populaire Républicaine

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