Le Brésil, le Surinam et le Guyana exploitent déjà les réserves pétrolières qui entourent la Guyane française. La France, elle, a choisi d’interdire les forages. Alexis Poulin, invité sur Front Populaire, rappelle que Total avait pourtant identifié dès 2010 des gisements prometteurs au large de ce territoire. À l’époque, le coût d’extraction avait freiné les investissements. Depuis, la technologie a évolué, les voisins s’enrichissent, et Paris maintient son refus.
Pour le journaliste, cette situation illustre un renoncement politique assumé. Des lois ont été votées pour interdire l’exploitation de ces ressources, au nom d’arguments environnementaux, pendant que les pays limitrophes forent à quelques kilomètres des eaux françaises. Résultat : la France se prive d’une source d’approvisionnement qui renforcerait son indépendance énergétique, déjà fragilisée par la fermeture de Fessenheim et la réduction du parc nucléaire engagée sous Emmanuel Macron.
Poulin pointe une contradiction : les réserves stratégiques sont vidées, l’industrie dépend d’importations coûteuses, et personne ne semble vouloir débattre sérieusement des alternatives. Les décideurs politiques, de la gauche social-démocrate à l’extrême centre, préfèrent contourner la question plutôt que d’assumer un choix de souveraineté énergétique.
La Guyane est la France. Exploiter ses ressources ou y renoncer relève d’un choix politique, pas d’une fatalité géologique.
Vidéo « Souveraineté nationale et intégration européenne, débat politique » de Front Populaire
Cet article vous a-t-il été utile ?
Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)
Merci, c’est noté.
