Le repositionnement du Rassemblement national sur l’Ukraine intrigue. Didier Maïsto, interrogé le 7 septembre 2026 dans l’entretien « L’Europe à la dérive », observe que le parti a « coupé les aides » avant de faire machine arrière, dans ce qu’il qualifie de « conversion au réalisme » à l’approche de l’obstacle électoral. Selon lui, « la ligne Bardella a perdu », une lecture qu’il relie à la présidentielle à venir.
L’analyse est sans détour : la stratégie dite de dédiabolisation, incarnée par un positionnement « très compatible avec le système », notamment sur la politique internationale, serait en train de s’effriter. Maïsto évoque même une « débardellisation » du parti, pronostiquant que le président du RN « ne sera jamais plus rien » si Marine Le Pen remporte l’élection suprême.
Ce diagnostic s’inscrit dans un contexte plus large : alors que le souverainisme progresse en Europe, les formations qui s’alignent sur la doxa atlantiste peinent à convaincre. Le cas ukrainien illustre, selon l’invité, la contradiction entre une ligne initialement néolibérale et les attentes d’un électorat qui rejette l’alignement systématique sur les positions bruxelloises et washingtoniennes. Le débat interne est lancé.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Vidéo « Didier Maïsto évoque la situation politique européenne » de OMERTA
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