Des milliers de dossiers de viols collectifs étouffés par crainte d’être accusé de racisme : tel est, selon l’analyse développée par Pierre-Yves Rougeyron, le lourd passif que traîne Keir Starmer, actuel Premier ministre britannique. Avant d’accéder à Downing Street, Starmer occupait les fonctions de procureur général du Royaume-Uni. À ce poste, il aurait, d’après Rougeyron, couvert l’affaire dite des « grooming gangs », ces réseaux de viols collectifs à caractère ethnique qui ont sévi pendant des années dans plusieurs villes anglaises, notamment à Rotherham et Manchester. Des dizaines de milliers de dossiers n’auraient jamais été instruits, certaines victimes ayant connu un sort effroyable.

L’affaire, longtemps enfouie, a été remise en lumière début 2025 par Elon Musk, qui en a fait une cible récurrente de ses prises de parole sur le réseau X. Rougeyron souligne que la police britannique elle-même s’est laissée gagner par une forme d’antiracisme paralysant, allant jusqu’à organiser des réunions avec des responsables religieux revendiquant la charia dans certains quartiers.

Pour Rougeyron, ce passé explique en partie la nervosité de Starmer face à une éventuelle alternance politique : un changement de majorité pourrait ouvrir un agenda judiciaire lourd pour l’ancien procureur, dont la responsabilité dans le silence institutionnel reste, à ses yeux, pleinement engagée.


*D’après un entretien de Pierre-Yves Rougeyron sur Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron*

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