« Airbus n’a pas été faite par l’Union européenne, jamais. C’est le franco-allemand. C’est une coopération d’État. » Invité de Sud Radio le 20 septembre 2026, Nicolas Dupont-Aignan a rappelé un fait souvent oublié : le consortium aéronautique européen est né d’une initiative bilatérale entre la France et l’Allemagne, décidée par des gouvernements souverains, bien avant que les institutions bruxelloises n’en revendiquent la paternité symbolique.

Pour le président de Debout la France, candidat à l’élection présidentielle, cet exemple illustre une évidence stratégique : la coopération industrielle entre nations n’exige ni Commission européenne, ni transfert de souveraineté. « Ce que je veux dire, et je vais me battre pendant cette campagne, c’est qu’on peut bâtir des coopérations sans être esclaves de bureaucrates souvent corrompus », a-t-il déclaré.

L’argument vise directement le récit fédéraliste qui présente l’UE comme condition indispensable aux grands projets industriels. Airbus démontrerait le contraire : des États libres, maîtres de leur budget et de leurs lois, peuvent s’associer sur des objectifs précis, puis coopérer avec d’autres pays selon leurs intérêts.

Dans un contexte où les partisans de la sortie de l’Union européenne sont régulièrement accusés d’isolationnisme, ce rappel historique vient nourrir une position souverainiste constructive : reprendre le contrôle, puis coopérer d’égal à égal. « On récupère notre souveraineté et après on coopérera avec les autres », a conclu Nicolas Dupont-Aignan.

Vidéo « Nicolas Dupont-Aignan sur ses ambitions pour la présidentielle 2027 » de Sud Radio

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