La dernière loi nationale d’implantation des commissariats date de 1942. Depuis, selon Xavier Raufer, on bricole. Le criminologue ne s’embarrasse pas de circonvolutions : la première mission d’un ministre digne de ce nom serait de connaître la réalité. Pas les chiffres trafiqués que l’on soumet aux injonctions symboliques — rester sous la barre des 1000 homicides, par exemple — mais les données brutes, vérifiées, incontestables.

Concrètement, il convoquerait les directeurs d’administration centrale et une vingtaine de préfets des départements les plus exposés. Une semaine, pas plus, pour dresser le bilan réel. Combien d’homicides ? Combien commis à l’arme blanche ? Qui sont les victimes, qui sont les auteurs ? La méthode est austère, presque comptable, mais c’est précisément ce qui la rend crédible. Raufer insiste : gouverner, c’est décider sur la base d’une vérité établie collectivement par des centaines de fonctionnaires compétents. Le politique n’a pas vocation à tout savoir ; il a vocation à trancher, informé.

La suite découle de cette transparence retrouvée. Publier le portrait statistique des 1000 victimes et de leurs 1000 assassins, montrer aux Français ce qui se passe vraiment. Non pour les effrayer, mais parce qu’un peuple adulte, qui vote depuis plus longtemps qu’aucun autre en Europe, mérite qu’on lui dise la vérité. Comme chez le médecin : le diagnostic précède le traitement. Aujourd’hui, estime le criminologue, on préfère balayer la poussière sous le tapis, quitte à ce que la marmite explose.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « Insécurité et responsabilité de l’État » de OMERTA

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