Contexte
Conférence de presse au palais de l'Élysée, 21 février 1966, annonce du retrait du commandement intégré de l'OTAN.
Autres citations de Charles de Gaulle
- Les Allemands avaient été mon grand espoir. Ils sont mon grand désappointement.
- l’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays-Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d’une autre manière parce qu’ils sont de la même famille. Oui, ils parlent tous la même langue. Alors, il n’y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington.
- Il est vrai qu’en cette Europe intégrée, comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas une politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six états. On s’abstiendrait d’en faire. Mais alors peut-être tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors qui lui en aurait une ? Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Ce ne serait pas l’Europe intégrée. Ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur.
- La France a vécu sans le marché commun, elle peut à nouveau vivre sans le marché commun.
