L’Union européenne a obtenu 15 % de droits de douane à l’exportation vers les États-Unis, quand le Royaume-Uni, pourtant négociateur solitaire, s’en est tiré à 10 %. Dans le même temps, les importations américaines entrent à 0 % dans l’espace européen. Ce déséquilibre contredit frontalement l’argument selon lequel l’appartenance à l’UE renforcerait le poids commercial des nations membres, relève Philippe Murer, cofondateur du MPC, dans un entretien du 4 septembre 2026 sur Radio Courtoisie.
L’accord signé entre Ursula von der Leyen et l’administration américaine illustre, selon l’invité, un rapport de force dégradé : l’Union européenne concède un accès total à son marché sans obtenir de contrepartie comparable. Le Royaume-Uni, négociant seul, obtient des conditions plus favorables, ce qui fragilise le discours fédéraliste sur la force du nombre.
Cette asymétrie s’ajoute aux autres contradictions que Philippe Murer attribue à la construction européenne, notamment sur les prix de l’énergie ou la politique agricole. Pour les souverainistes, elle constitue un argument supplémentaire en faveur d’une politique commerciale nationale, fondée sur l’intérêt français plutôt que sur des compromis intergouvernementaux jugés défavorables.
Vidéo « Sondage majoritaire en faveur du Frexit » de Ligne Droite • La matinale de Radio Courtoisie
Cet article vous a-t-il été utile ?
Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)
Merci, c’est noté.
