Pour redéployer des soldats vers les missions de combat, l’armée française a commencé à confier la surveillance de certaines emprises à des entreprises privées de gardiennage. Une logique d’externalisation que le colonel Jacques Hogard, interrogé sur TVL, juge sévèrement. « On ne fait pas garder des emprises militaires par une entreprise de gardiennage dont on n’a pas vraiment le contrôle en réalité », estime l’ancien parachutiste de la Légion étrangère. Selon lui, cette pratique, présentée comme une économie d’effectifs, repose sur un raisonnement contestable. Car la solution ne serait pas de remplacer des soldats par des civils, mais de « monter en effectif, bien armé, bien équipé, bien entraîné et bien considéré ». L’officier pointe une contradiction : l’armée affiche un objectif de remontée en puissance, mais délègue des tâches de sécurité à des opérateurs privés dont la fiabilité et la chaîne de commandement échappent au contrôle militaire direct. Une préoccupation de souveraineté qui dépasse la simple question budgétaire : qui garde les gardiens de nos bases ?

Vidéo « Les enjeux militaires français à l’horizon 2027 » de Chaîne officielle TVL

Cet article vous a-t-il été utile ?

Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)

Signaler une erreur

Merci, c’est noté.