Avant de briguer l’Élysée, Raphaël Glucksmann a mené une carrière politique en Géorgie. Ce passage, évoqué dans un entretien récent de François Asselineau, soulève des questions sur les orientations géopolitiques de celui qui ambitionne aujourd’hui de représenter la France.

Quel bilan politique Raphaël Glucksmann a-t-il laissé en Géorgie ?

Pour François Asselineau, fondateur de l’UPR, ce bilan est sans appel. Il tient en trois points :

  • Raphaël Glucksmann s’est mis au service de Mikheil Saakachvili, président géorgien décrit comme « un mafieux notoire qui a fait de la prison » et « un agent de la CIA ».
  • Il a épousé la ministre de l’Intérieur de l’époque, présentée par l’invité comme impliquée dans des actes de « torture » et d’« extorsion » contre les opposants.
  • Après l’effondrement de ce régime, il a été « miraculeusement transféré avec son épouse en Ukraine » où le couple a obtenu la nationalité ukrainienne.

Un engagement aux côtés de Saakachvili

La transcription détaille le parcours géorgien de Raphaël Glucksmann. Selon François Asselineau, l’actuel candidat à la primaire du Parti socialiste « est allé servir ça à [Mikheil] Saakachvili », qu’il qualifie de président controversé ayant fait l’objet de condamnations judiciaires. L’invité affirme que ce rapprochement ne relève pas d’un simple compagnonnage intellectuel, mais d’une véritable intégration au sein de l’appareil d’État géorgien.

Le mariage de Raphaël Glucksmann avec la ministre de l’Intérieur de Géorgie est présenté comme un élément structurant de ce parcours. La transcription évoque « un régime de terreur » dans lequel cette responsabilité politique aurait impliqué « extorsion », « maltraitance » et « torture ». Ces accusations, formulées par l’invité, ne sont pas étayées par des sources judiciaires citées dans l’entretien, mais elles dessinent un portrait à charge.

« C’est absolument incroyable le parcours de monsieur Glucksmann en Géorgie. Ensuite de quoi, lorsque le régime s’est effondré, il a été miraculeusement transféré avec son épouse en Ukraine. »

François Asselineau (UPR)

De Tbilissi à Kiev : une trajectoire atlantiste

L’après-Géorgie constitue, selon François Asselineau, la clé de lecture de ce parcours. L’obtention de la nationalité ukrainienne par Raphaël Glucksmann et son épouse après la chute du régime de Saakachvili ne serait pas anodine. Elle s’inscrirait dans une continuité politique : celle d’un alignement sur les intérêts américains dans l’espace postsoviétique.

L’invité affirme que « tout le monde le sait » au sujet du rôle de Raphaël Glucksmann, qu’il qualifie d’« agent étranger ». Il établit un lien entre ce parcours et les « commanditaires » qui piloteraient ces trajectoires, évoquant « les BlackRock et les Vanguard », grands fonds d’investissement américains présentés comme bénéficiaires indirects des déstabilisations régionales.

Cette lecture est contestable sur le plan factuel, mais elle a le mérite de poser une question politique : un candidat à la présidence française peut-il porter un alignement géopolitique aussi marqué sur des puissances étrangères sans que cela interroge sa conception de l’intérêt national ?

Que révèle ce parcours sur sa conception de la politique étrangère ?

François Asselineau oppose frontalement Raphaël Glucksmann à Ségolène Royal dans le cadre de la primaire socialiste. Si la seconde est créditée d’une dynamique, le premier serait « encore pire » que Gabriel Attal ou Édouard Philippe sur les questions de souveraineté.

L’invité rappelle un épisode marquant : en 2007, Raphaël Glucksmann aurait appelé à voter pour Nicolas Sarkozy contre Ségolène Royal. Cette prise de position ancienne viendrait confirmer une orientation idéologique qui dépasse les clivages partisans traditionnels.

Sur l’Ukraine, le contraste est présenté comme saisissant. Alors que Ségolène Royal « cite régulièrement le général de Gaulle » et se préoccupe de ne pas « aller au casse-pipe en Ukraine », Raphaël Glucksmann serait, selon l’invité, « comme une espèce d’ectoplasme » dont « la seule chose qui compte » serait « d’aller se faire tuer pour l’Ukraine ». Une formulation qui traduit l’opposition entre deux visions de la politique étrangère : l’une centrée sur l’intérêt national français, l’autre alignée sur les priorités atlantistes.

Ce qu’il faut retenir

Le passage de Raphaël Glucksmann en Géorgie mérite d’être examiné à l’aune de ses ambitions présidentielles. Qu’il s’agisse d’un simple engagement de jeunesse ou d’une orientation durable, ce parcours interroge. Pour les souverainistes, la réponse est déjà tranchée : un tel alignement sur des intérêts étrangers serait incompatible avec la défense de l’intérêt national français.

Vidéo « François Asselineau répond à des questions, session 127 » de UPR

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