En 2015, Wikileaks publie des milliers de documents confirmant que la NSA écoutait systématiquement les dirigeants européens, dont François Hollande, Angela Merkel, ainsi que des entreprises stratégiques comme Airbus ou EADS. Selon Éric Branca, invité de Tocsin+, l’ampleur de cette ingérence américaine est sans équivalent dans l’histoire contemporaine : les interceptions ont été réalisées depuis les toits des ambassades américaines, à quelques centaines de mètres de l’Élysée et du Bundestag, avec la complicité des services britanniques.

Or, souligne l’essayiste, aucune protestation officielle n’a suivi. Pire : François Hollande, pourtant directement concerné, a refusé l’asile politique à Julian Assange, le lanceur d’alerte qui venait de révéler qu’il était sur écoute. « À un niveau d’aplatissement pareil, je crois que ça n’a jamais été atteint », assène Éric Branca.

Ce paradoxe, rappelle-t-il, contraste avec l’empressement des autorités françaises et européennes à dénoncer aujourd’hui les ingérences russes, tout en ignorant celles, documentées, venues d’outre-Atlantique. Un deux poids, deux mesures qui interroge sur la crédibilité des futurs « boucliers démocratiques » annoncés à Bruxelles.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « Relations franco-allemandes et influences politiques alléguées » de Tocsin+

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