Pour la première fois, les Français de moins de 35 ans s’informent davantage via les réseaux sociaux que par les journaux et médias dits mainstream. Ce basculement, relevé par Ghislain Benhessa dans un entretien diffusé le 8 août 2026 sur TVL, marque une rupture dans le rapport du pays à l’information.
L’avocat et docteur en droit public y voit la conséquence d’un décalage croissant entre le discours dominant et le réel vécu. « On nous ment, on nous raconte quelque chose qui ne correspond pas », observe-t-il, citant l’exemple d’une jeunesse à qui l’on enseigne que l’Europe incarne la paix et la prospérité, avant qu’elle ne constate par elle-même les fractures migratoires, économiques et sociales du quotidien.
Ce constat vaut particulièrement pour la question européenne. Là où les canaux classiques peinent à sortir d’un récit fédéraliste, les plateformes alternatives offrent un espace où la critique de la construction européenne peut s’exprimer sans le filtre des rédactions installées. Pour Benhessa, ce basculement n’est pas anecdotique : il fragilise la capacité du système médiatique à imposer durablement un seul cadre de pensée, notamment sur la souveraineté nationale.
Reste à savoir si cette recomposition de l’information suffira à faire émerger un débat présidentiel enfin libéré des réflexes européistes.
Vidéo « L’avenir institutionnel de l’Union européenne à l’horizon 2027 » de Chaîne officielle TVL
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