Dans le jardin Eugénie-Djendi, au sein du parc André-Citroën, dans le 15e arrondissement de Paris, le monument aux Morts pour la France en opérations extérieures rend hommage aux militaires français tombés lors des opérations menées hors du territoire national depuis 1963. C’est le plus récent des dix hauts lieux de la mémoire nationale.
Le projet est confié en 2011 au général Bernard Thorette, ancien chef d’état-major de l’armée de terre. D’abord envisagé près des Invalides, il est finalement installé parc André-Citroën après le refus de la mairie du 7e arrondissement et de l’architecte des Bâtiments de France. Le monument est inauguré le 11 novembre 2019 par le président Emmanuel Macron, jour anniversaire de l’armistice de 1918.

Pourquoi le monument OPEX est un haut lieu de la mémoire nationale
Le monument a été ajouté à la liste des hauts lieux de la mémoire nationale par un arrêté du 2 décembre 2019, modifiant l’arrêté du 20 mars 2014 qui avait initialement désigné les neuf autres sites.
- 549 noms de militaires « Morts pour la France » en opérations extérieures depuis 1963, gravés sur un mur de 37 plaques en laiton lors de l’inauguration, le 11 novembre 2019.
- Une sculpture en bronze grandeur nature, réalisée par l’artiste Stéphane Vigny et l’agence Pièces montées, représentant six soldats portant un cercueil invisible.
- Un monument inauguré le 11 novembre 2019 par le président Emmanuel Macron, en présence des familles des défunts.
- Un espace laissé libre sur le mur pour l’inscription des futures victimes d’opérations extérieures.
- Un jardin, le jardin Eugénie-Djendi, qui porte le nom d’une résistante déportée et exécutée à Ravensbrück.
Que voir au monument OPEX
La sculpture centrale représente six soldats anonymes, cinq hommes et une femme, portés à taille réelle et fixés au sol, portant sur leurs épaules un cercueil invisible. L’un d’eux est polynésien ; les différentes coiffes en usage dans les armées françaises sont représentées : casquette, calot, képi, béret, bachi et tricorne.
Autour de la sculpture, un mur circulaire porte les noms des militaires morts pour la France en opérations extérieures, regroupés par théâtre d’opérations puis classés par date de décès. De l’espace est volontairement laissé vierge pour les inscriptions à venir.
Le saviez-vous ? Le monument devait à l’origine être installé près des Invalides. Le projet a été abandonné après le refus de la mairie du 7e arrondissement de Paris et de l’architecte des Bâtiments de France, avant d’être finalement réalisé dans le jardin Eugénie-Djendi, au parc André-Citroën.
Quand visiter le monument OPEX
L’accès est libre et gratuit toute l’année, aux heures d’ouverture du parc André-Citroën. Des visites guidées sont organisées tous les premiers samedis de chaque mois.
Comment se rendre au monument OPEX et où se garer
Le monument se trouve au 29, rue de la Montagne de la Fage, dans le jardin Eugénie-Djendi du parc André-Citroën, dans le 15e arrondissement de Paris.
À voir dans les environs
Sur l’île de la Cité, le mémorial des martyrs de la déportation rend hommage aux déportés de la Seconde Guerre mondiale. Sur le quai Jacques-Chirac, le mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie commémore les conflits d’indépendance en Afrique du Nord.
Le monument OPEX en images


Ressources
Questions fréquentes sur le monument OPEX
Qu’est-ce que le monument OPEX ?
C’est le monument aux Morts pour la France en opérations extérieures, installé dans le jardin Eugénie-Djendi du parc André-Citroën, à Paris. Il rend hommage aux militaires français tombés hors du territoire national depuis 1963.
Quand le monument a-t-il été inauguré ?
Le 11 novembre 2019, par le président Emmanuel Macron, jour anniversaire de l’armistice de 1918.
Combien de noms sont gravés sur le monument ?
549 noms de militaires étaient gravés lors de l’inauguration, le 11 novembre 2019, sur un mur de 37 plaques en laiton. De l’espace est laissé libre pour les futures victimes d’opérations extérieures.
Le monument OPEX est-il un haut lieu de la mémoire nationale ?
Oui. Il a été ajouté à la liste par un arrêté du 2 décembre 2019, modifiant l’arrêté du 20 mars 2014 qui avait désigné les neuf autres hauts lieux.
Qui a conçu la sculpture du monument ?
L’artiste Stéphane Vigny, avec l’agence Pièces montées, à l’origine du projet. La sculpture représente six soldats à taille réelle portant un cercueil invisible.
Où le monument devait-il être installé à l’origine ?
Près des Invalides, dans le 7e arrondissement de Paris. Le projet a été abandonné après le refus de la mairie du 7e et de l’architecte des Bâtiments de France, au profit de son emplacement actuel au parc André-Citroën.
