Sur le quai Jacques-Chirac, dans le 7e arrondissement de Paris, face à la tour Eiffel, le mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie commémore les conflits d’indépendance survenus en Afrique française du Nord entre 1952 et 1962 : la guerre d’Algérie (1954-1962), et les combats du Maroc et de la Tunisie (1952-1956, puis la crise de Bizerte en 1961). Il célèbre la mémoire des 23 000 soldats français et harkis morts pour la France, ainsi que celle des victimes civiles.
Œuvre de l’artiste Gérard Collin-Thiébaut, le mémorial est inauguré le 5 décembre 2002 par le président Jacques Chirac. En 2003, c’est en mémoire de cette inauguration que le 5 décembre est choisi pour instituer la journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

Pourquoi le mémorial du quai Branly est un haut lieu de la mémoire nationale
Le ministère des Armées a classé le site parmi les dix hauts lieux de la mémoire nationale par un arrêté du 20 mars 2014.
- 23 000 soldats et harkis « Morts pour la France » en Afrique du Nord, dont les noms défilent en continu sur une colonne lumineuse.
- Trois colonnes de 5,85 mètres de haut, aux couleurs du drapeau français, conçues par l’artiste Gérard Collin-Thiébaut.
- Une borne interactive permettant aux visiteurs de rechercher le nom d’un soldat parmi la liste complète.
- Depuis le 26 mars 2010, les noms des victimes civiles de la manifestation de la rue d’Isly, à Alger le 26 mars 1962, inscrits sur la deuxième colonne.
- Inauguré le 5 décembre 2002 par Jacques Chirac, date devenue en 2003 celle de la journée nationale d’hommage.
Que voir au mémorial du quai Branly
Trois afficheurs électroniques verticaux, enchaâssés dans des colonnes bleue, blanche et rouge, font défiler en continu les noms des soldats et harkis morts pour la France, des messages rappelant la période de la guerre d’Algérie, et une borne de recherche interactive. Au sol est gravée une inscription dédiant le monument aux combattants morts pour la France et à tous les membres des forces supplétives tués après le cessez-le-feu en Algérie, dont beaucoup n’ont jamais été identifiés.
Une plaque associe également à cet hommage les personnes disparues et les populations civiles victimes de massacres ou d’exactions commis pendant la guerre d’Algérie et après le 19 mars 1962, en violation des accords d’Évian, ainsi que les victimes civiles des combats du Maroc et de Tunisie.
Le saviez-vous ? La troisième colonne du mémorial est interactive : grâce à une borne installée au pied du monument, chaque visiteur peut faire apparaître à l’écran le nom d’un soldat recherché parmi les 23 000 inscrits sur la liste.
Quand visiter le mémorial du quai Branly
Le mémorial est en accès libre, sur l’esplanade du quai Jacques-Chirac, en plein air.
Comment se rendre au mémorial du quai Branly et où se garer
Le mémorial se trouve quai Jacques-Chirac (ou quai Branly), dans le 7e arrondissement de Paris, face à la tour Eiffel.
À voir dans les environs
Sur l’île de la Cité, le mémorial des martyrs de la déportation rend hommage aux déportés de la Seconde Guerre mondiale. À Suresnes, sur les hauteurs qui dominent la Seine, le mémorial du Mont-Valérien commémore la répression menée par l’occupant pendant la même période.
Le mémorial du quai Branly en images


Ressources
Questions fréquentes sur le mémorial du quai Branly
Qu’est-ce que le mémorial du quai Branly ?
C’est le mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, installé quai Jacques-Chirac à Paris, face à la tour Eiffel. Il commémore les conflits d’indépendance en Afrique du Nord entre 1952 et 1962.
Combien de soldats sont commémorés au mémorial du quai Branly ?
23 000 soldats français et harkis « Morts pour la France », dont les noms défilent en continu sur l’une des trois colonnes du mémorial.
Quand le mémorial a-t-il été inauguré ?
Le 5 décembre 2002, par le président Jacques Chirac. Cette date est devenue en 2003 celle de la journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.
Le mémorial du quai Branly est-il un haut lieu de la mémoire nationale ?
Oui. Le ministère des Armées l’a classé parmi les dix hauts lieux de la mémoire nationale par un arrêté du 20 mars 2014.
Qui a conçu le mémorial ?
L’artiste Gérard Collin-Thiébaut, auteur des trois colonnes lumineuses de 5,85 mètres de haut aux couleurs du drapeau français.
Le mémorial rend-il hommage aux victimes civiles ?
Oui. Une plaque associe les personnes disparues et les populations civiles victimes de massacres ou d’exactions à l’hommage rendu aux combattants, et les noms des victimes de la manifestation de la rue d’Isly à Alger, le 26 mars 1962, y ont été inscrits en 2010.
