Le mémorial de la France combattante, sur les flancs du Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine), rend hommage aux résistants, déportés et combattants morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant l’Occupation, la forteresse du Mont-Valérien, qui domine le site, fut le principal lieu d’exécution par l’armée allemande de résistants et d’otages : plus d’un millier de fusillés entre 1941 et 1944, parmi lesquels Honoré d’Estienne d’Orves et les vingt-deux membres du groupe Manouchian.

Le monument actuel, un mur de grès rose des Vosges surmonté d’une croix de Lorraine, est inauguré le 18 juin 1960 par le général de Gaulle, qui en avait confié la construction à l’architecte Félix Brunau. Chaque 18 juin, la chancellerie de l’ordre de la Libération y organise la cérémonie commémorative de l’appel du général de Gaulle, prescrite depuis 2006 par décret.

Pourquoi le Mont-Valérien est un haut lieu de la mémoire nationale

Le ministère des Armées a classé le site parmi les dix hauts lieux de la mémoire nationale par un arrêté du 20 mars 2014.

  • Plus d’un millier de résistants et d’otages fusillés entre 1941 et 1944, dont Honoré d’Estienne d’Orves et les vingt-deux membres du groupe Manouchian, fusillés le 21 février 1944.
  • Une crypte de dix-sept caveaux, représentant les différentes catégories de combattants de la France en guerre, dont Berty Albrecht et Renée Lévy, inhumées dès le 11 novembre 1946.
  • Un mur de 150 mètres en grès rose des Vosges et une croix de Lorraine de 12 mètres, inaugurés le 18 juin 1960 par le général de Gaulle.
  • Seize hauts-reliefs en bronze, réalisés par seize sculpteurs différents, disposés de part et d’autre de la croix de Lorraine.
  • Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, inhumé dans la crypte le 11 novembre 2021.

Le Mont-Valérien en images

Que voir au Mont-Valérien

Sur l’esplanade, longue de plus de 1 000 m², le mur de grès rose s’appuie contre le rempart de la forteresse. Devant la croix de Lorraine, une flamme jaillit en permanence d’un brûloir en bronze. Le long du mur, seize hauts-reliefs évoquent les différentes formes du combat pour la Libération, de l’évasion du sous-marin Casabianca à la libération de Paris. La crypte, ouverte sous la croix, abrite dix-sept caveaux disposés en arc de cercle autour d’une urne contenant des cendres recueillies dans des camps de concentration.

Le sentier mémoriel prolonge la visite dans l’enceinte de la forteresse, jusqu’à la clairière où avaient lieu les exécutions et la chapelle où les condamnés passaient leur dernière nuit. Une plaque gravée près du site d’exécution indique le chiffre de 4 500 fusillés, jamais corrigé depuis sa pose, alors que les travaux historiques dénombrent plus d’un millier de victimes.

Le saviez-vous ? Le quatrième caveau de la crypte devait d’abord accueillir un résistant surnommé « Robert B. ». Peu avant l’inauguration de 1960, un journaliste découvrit qu’il avait en réalité dénoncé des résistants : l’emplacement resta vide, avant qu’un autre combattant y soit finalement inhumé.

Quand visiter le Mont-Valérien

Le mémorial ne se visite qu’en visite guidée, d’une durée d’1h30, sur réservation obligatoire. Les visites sont proposées en français, anglais, espagnol et allemand, ainsi que dans des formats adaptés aux personnes en situation de handicap mental, visuel ou auditif.

Comment se rendre au Mont-Valérien et où se garer

Le mémorial se trouve au 1, avenue du Professeur-Léon-Bernard, à Suresnes (Hauts-de-Seine), sur les hauteurs qui dominent la Seine à l’ouest de Paris.

À voir dans les environs

De l’autre côté de Paris, le château de Vincennes montre une autre facette du patrimoine militaire d’Île-de-France, avec son donjon médiéval. Au cœur de la capitale, Notre-Dame de Paris reste l’un des monuments les plus visités de France.

Ressources

Deux vidéos pour découvrir le mémorial du Mont-Valérien.

Questions fréquentes sur le Mont-Valérien

C’est le mémorial de la France combattante, à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Il rend hommage aux résistants, déportés et combattants morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, sur le site qui fut le principal lieu d’exécution de la Résistance par l’armée allemande.

Plus d’un millier entre 1941 et 1944, parmi lesquels Honoré d’Estienne d’Orves et les vingt-deux membres du groupe Manouchian, fusillés le 21 février 1944. Le chiffre de 4 500 fusillés, gravé près du site d’exécution, n’a jamais été corrigé.

Dix-sept combattants représentant les différentes catégories de la France en guerre, dont deux femmes, Berty Albrecht et Renée Lévy, inhumées dès le 11 novembre 1946, et Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, inhumé le 11 novembre 2021.

Le 18 juin 1960, par le général de Gaulle, qui avait chargé l’architecte Félix Brunau de sa construction en 1958.

Oui. Le ministère des Armées l’a classé parmi les dix hauts lieux de la mémoire nationale par un arrêté du 20 mars 2014.

Non. Le site ne se visite qu’en visite guidée, d’une durée d’1h30, sur réservation obligatoire.

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