La nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont et l’ossuaire de Douaumont rassemblent les restes de centaines de milliers de soldats tombés lors de la bataille de Verdun, dans la Meuse. La nécropole compte 16 142 tombes individuelles, dont un carré de 592 stèles de soldats musulmans. L’ossuaire, juste en face, contient les restes mêlés de 130 000 combattants français et allemands, restés inconnus.

La bataille de Verdun s’est déroulée du 21 février au 18 décembre 1916 et a fait environ 700 000 victimes des deux côtés, dont 300 000 morts. Le village de Fleury-devant-Douaumont, évacué dès le 21 février 1916 sous les premiers bombardements, a changé de mains seize fois entre juin et août 1916 avant d’être définitivement repris par les troupes françaises dans la nuit du 17 au 18 août. Il ne sera jamais reconstruit. Depuis 2023, l’ensemble du site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pourquoi Fleury-devant-Douaumont est un haut lieu de la mémoire nationale

Le ministère des Armées a classé le site parmi les dix hauts lieux de la mémoire nationale par un arrêté du 20 mars 2014. L’ossuaire, lui, est né d’une initiative privée : dès 1919, Charles Ginisty, évêque de Verdun, entreprend de réunir des fonds dans toute la France et à l’étranger pour donner une sépulture aux soldats dont les corps jonchent encore le champ de bataille.

  • 16 142 tombes individuelles, dont un carré de 592 stèles de soldats musulmans.
  • Un ossuaire conçu par les architectes Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy, dont les deux premières pierres sont posées le 22 août 1920 par le maréchal Pétain.
  • 130 000 combattants français et allemands, restés inconnus, reposent mêlés dans l’ossuaire, inauguré le 7 août 1932 et classé monument historique en 1996.
  • Un monument dédié aux soldats de confession juive, érigé en 1938, et un monument musulman, inauguré en 2006.
  • La tranchée des baïonnettes, à quelques centaines de mètres, classée monument historique dès 1922.

Fleury-devant-Douaumont en images

Que voir à Fleury-devant-Douaumont

L’ossuaire domine le champ de bataille de sa longue silhouette blanche. À l’intérieur, de petites fenêtres donnent sur les ossements entassés des soldats inconnus, retrouvés lors du déblaiement du terrain après la guerre. Devant le bâtiment, la nécropole aligne ses croix blanches à perte de vue.

À quelques centaines de mètres, la tranchée des baïonnettes tient son nom des fusils retrouvés plantés dans le sol. La légende veut que des soldats aient été ensevelis vivants par un bombardement, fusil en main. La réalité documentée est différente : le 12 juin 1916, une soixantaine d’hommes du 137e régiment d’infanterie, à court de munitions, se sont rendus et ont planté leurs fusils dans la terre en hommage à leurs camarades tombés. Les fouilles de juin 1920 y ont exhumé vingt et un corps, tous allongés et désarmés.

Le saviez-vous ? Le 22 septembre 1984, François Mitterrand et Helmut Kohl se sont recueillis devant l’ossuaire de Douaumont et se sont tenu la main pendant l’hymne national, l’un des gestes les plus repris de la réconciliation franco-allemande.

Quand visiter Fleury-devant-Douaumont

La nécropole est un espace extérieur accessible toute l’année. L’ossuaire, lui, suit des horaires saisonniers : mieux vaut vérifier ses jours d’ouverture avant de s’y rendre, notamment en hiver.

Comment se rendre à Fleury-devant-Douaumont et où se garer

Le site se trouve sur la commune de Douaumont-Vaux, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Verdun, dans la Meuse. Un parking se trouve au pied de l’ossuaire.

À voir dans les environs

En Meurthe-et-Moselle, les fortifications de Longwy montrent un autre pan du patrimoine militaire du Grand Est : une ville-étoile de Vauban plutôt qu’un champ de bataille. Plus à l’ouest, la cathédrale de Reims a accueilli le sacre de la plupart des rois de France.

Ressources

Deux vidéos pour découvrir la nécropole et l’ossuaire.

Questions fréquentes sur Fleury-devant-Douaumont

C’est la nécropole nationale et l’ossuaire qui rassemblent les soldats tombés lors de la bataille de Verdun, en 1916, dans la Meuse. 16 142 tombes individuelles entourent l’ossuaire, où reposent 130 000 combattants français et allemands restés inconnus.

16 142 dans des tombes individuelles à la nécropole, et 130 000 de plus, non identifiés, dans l’ossuaire.

Une tranchée où des fusils plantés dans le sol ont donné naissance à une légende de soldats ensevelis vivants. En réalité, le 12 juin 1916, une soixantaine d’hommes à court de munitions se sont rendus et ont planté leurs fusils en hommage à leurs camarades tombés.

Oui. Le ministère des Armées l’a classé parmi les dix hauts lieux de la mémoire nationale par un arrêté du 20 mars 2014.

Charles Ginisty, évêque de Verdun, qui a réuni les fonds nécessaires dans toute la France et à l’étranger entre 1919 et 1932. L’ossuaire a été conçu par les architectes Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy.

Depuis 2023, au sein des sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale.

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