Publiée sur UPR le (durée 4 h 28)

Ce que dit cette vidéo

François Asselineau, président de l’Union Populaire Républicaine, soutient dans cette conférence de juillet 2015 que la construction européenne a été conçue et pilotée depuis Washington. Il s’appuie sur des documents déclassifiés du département d’État américain et retrace une continuité entre l’expansionnisme commercial des États-Unis au XIXe siècle et l’intégration européenne d’après-guerre.

L’expansion américaine relue comme modèle de conquête économique

François Asselineau distingue la révolution américaine de 1776, née selon lui d’un conflit douanier porté par des colons propriétaires d’esclaves, de la révolution française orientée vers l’égalité civique. Il retrace ensuite l’expansion territoriale des États-Unis : achat de la Louisiane en 1803, de l’Alaska en 1867, annexion des Philippines en 1898. Un document de 1854 est présenté, dans lequel un agent américain décrit comment financer la corruption au Canada pour imposer le libre-échange comme préalable à l’annexion.

Documents déclassifiés sur le financement américain du mouvement européen

François Asselineau établit un parallèle entre la déclaration Schuman de 1950 et un texte du sénateur Sherman de 1888. Il cite des documents déclassifiés révélés par le Daily Telegraph en 2000, selon lesquels le mouvement européen des années cinquante et soixante était financé par des fondations américaines. Une note confidentielle de 1965 aurait recommandé de pousser discrètement vers une union monétaire européenne en évitant le débat public.

L’Union européenne comparée à une copropriété paralysée

La conférence se conclut sur une analyse de la paralysie décisionnelle de l’Union européenne. François Asselineau compare l’institution à une copropriété à vingt-huit membres où plus personne ne peut décider. Cette image illustre sa thèse selon laquelle le cadre institutionnel européen aurait été conçu pour neutraliser la souveraineté des États membres plutôt que pour la renforcer.

L’avis du Souv

La rédaction retient la mise en regard de documents historiques rarement rassemblés : rapports d’agents, notes diplomatiques déclassifiées, déclarations officielles. L’argumentation repose sur des sources identifiables, ce qui permet au spectateur de vérifier par lui-même les affirmations avancées.

Une causalité qui reste à établir

Le financement américain du mouvement européen dans l’après-guerre est documenté. La causalité entre ce soutien et les choix institutionnels ultérieurs demeure cependant à démontrer. Que Washington ait encouragé l’intégration européenne ne prouve pas que les dirigeants européens aient agi comme de simples exécutants. La thèse centrale de la conférence gagnerait à être confrontée aux travaux d’historiens qui nuancent le rôle américain.

Un format exigeant pour le spectateur

La durée de quatre heures et demie permet une mise en contexte historique rare. Elle exige toutefois une disponibilité conséquente et une attention soutenue pour suivre l’enchaînement des documents et des périodes. Cette conférence intéressera ceux qui cherchent une grille de lecture géopolitique de l’intégration européenne.

Qui parle dans cette vidéo

Ce que nous en avons tiré

En savoir plus sur UPR