Contexte
Incipit des Mémoires de guerre, tome 1 (L'Appel), 1954.
Autres citations de Charles de Gaulle
- La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre !
- La volonté qu’a la France de disposer d’elle-même, volonté sans laquelle elle cesserait bientôt de croire en son propre rôle et de pouvoir être utile aux autres, est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée.
- Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon autres que l’or.
- Il est vrai qu’en cette Europe intégrée, comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas une politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six états. On s’abstiendrait d’en faire. Mais alors peut-être tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors qui lui en aurait une ? Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Ce ne serait pas l’Europe intégrée. Ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur.
