• François Mitterrand et Vichy : ce que les commémorations passent sous silence

    Les commémorations du 10 mai 1981 ont installé une légende dorée : celle du premier président socialiste de la Ve République, artisan de l’union de la gauche et figure tutélaire d’une génération. Pourtant, un pan entier de cette trajectoire reste obstinément absent du récit officiel. Michel Onfray, dans un entretien publié le 21 mai 2026…

  • La participation : la troisième voie de De Gaulle entre capital et travail

    En 1968, alors que la France s’embrase et que le monde semble partagé entre deux blocs, Charles de Gaulle cherche une issue originale à la question sociale. Ni capitalisme américain, ni communisme soviétique : le Général défend un projet économique singulier, la participation, qui vise à transformer la condition du salarié dans l’entreprise. Philippe de…

  • La guerre d’Irak et le « meilleur des mondes » : quand des intellectuels français appelaient à l’intervention

    Dans les années 2000, une partie de la gauche intellectuelle française a soutenu, parfois avec enthousiasme, l’intervention militaire en Irak au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ce courant, longtemps peu interrogé, laisse des traces durables dans le paysage politique français. Comprendre qui l’a porté, et au nom de quoi, éclaire des…

  • Maurice Lagrange, rédacteur du statut des Juifs, père fondateur de la CJUE

    La construction européenne repose sur une généalogie juridique que l’on préfère généralement ne pas regarder en face. Ghislain Benhessa, auteur d’un ouvrage sur le basculement vers un pouvoir juridique européen, rappelle un fait historique précis : parmi les architectes de la première heure figure Maurice Lagrange, ancien vichyste et rédacteur du statut des Juifs, recyclé…

  • Proudhon et le fédéralisme communal : une pensée à redécouvrir

    Lorsqu’on évoque les grands penseurs politiques français du XIXe siècle, Marx écrase souvent tout sur son passage. Proudhon, lui, est resté dans une pénombre relative, éclipsé par l’ombre portée du marxisme. Invité du Monde Moderne le 23 juillet 2026, Étienne Chouard, figure du mouvement constituant populaire, propose de rouvrir ce dossier. Pour lui, la pensée…

  • Qui doit écrire la Constitution ? L’argument de Thomas Paine

    Qui a le droit d’écrire les règles qui encadrent ceux qui nous gouvernent ? Cette question, rarement posée dans le débat public français, est pourtant au cœur de toute réflexion sur la souveraineté populaire. Étienne Chouard, enseignant et figure du mouvement pour un processus constituant populaire, s’appuie sur une tradition intellectuelle qu’il juge injustement méconnue…

  • Pierre Lambert et la IVe Internationale : aux origines du trotskisme français

    L’histoire du trotskisme français reste largement méconnue du grand public, alors même que ses ramifications ont profondément marqué la vie politique nationale. Derrière des parcours comme celui de Lionel Jospin, qui a reconnu en 2001 son appartenance passée à l’Organisation communiste internationaliste (OCI), se dessine la figure tutélaire de Pierre Lambert, militant clandestin devenu l’un…

  • L’OCI : la nébuleuse trotskiste qui a infiltré le PS dans les années 70

    L’histoire politique française regorge d’épisodes souterrains qui, des décennies plus tard, éclairent d’un jour nouveau les trajectoires de ceux qui nous gouvernent. L’infiltration méthodique du Parti socialiste par les militants de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) dans les années 1970 constitue l’un de ces chapitres méconnus, dont les conséquences structurent encore une partie du paysage politique…

  • Guizot inventeur de la lutte des classes : ce que Marx lui doit

    Selon le philosophe Fabien Schang, l’origine de la notion de lutte des classes est bien plus française qu’on ne l’imagine. Interrogé lors d’un entretien, il rappelle une anecdote historiographique frappante : c’est en lisant le ministre français François Guizot, sous la monarchie de Juillet, que Marx aurait eu la révélation. À un journaliste qui l’interrogeait…

  • Mendès France avait dit non au traité de Rome : pourquoi ?

    En 1957, la France s’apprête à ratifier le traité de Rome. Un homme se lève à l’Assemblée nationale pour dire non. Son nom : Pierre Mendès France. Soixante ans plus tard, l’économiste Jacques Sapir parle d’un discours « tout à fait prémonitoire », dont les effets redoutés ne se manifesteraient que trois à quatre décennies…

L’histoire éclaire le présent mieux que le commentaire à chaud. Chaque grande décision française d’aujourd’hui (un traité ratifié, une industrie cédée, une frontière redessinée) s’inscrit dans une chaîne longue qu’il faut savoir remonter pour comprendre. C’est ce que cette catégorie fait : revenir aux ruptures, aux choix tournants, aux moments où la France a basculé d’un cadre à un autre.

Sur Le Souv, l’histoire n’est ni une nostalgie ni un musée. Elle est une grille de lecture pour le présent. Nous mettons en avant les meilleures voix francophones de l’historiographie contemporaine, celles qui rendent compte des mécanismes profonds : construction européenne, abandons de souveraineté monétaire, décolonisation, désindustrialisation, recompositions diplomatiques. Toujours sourcé, toujours posé, jamais pesant.

Vous trouverez ici des analyses bâties à partir d’interviews de fond (Tocsin, Cercle Aristote, et d’autres), des éclairages sur les grandes décisions passées, et des relectures de moments charnières que l’enseignement officiel laisse parfois dans l’ombre.

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