• La Commune de Paris et la 3e République : l’invention du débat gauche-droite

    Le clivage gauche-droite paraît si naturel dans la vie politique française qu’on oublie qu’il fut un jour délibérément fabriqué. Invité du Cercle Aristote pour débattre de l’avenir de ce clivage, Fabien Schang, maître d’œuvre de deux ouvrages consacrés à la question, éclaire ses origines historiques. Son analyse est précise : après l’échec sanglant de la…

  • Comment la gauche a absorbé le mouvement ouvrier à la fin du XIXe siècle

    L’idée que la gauche serait l’expression naturelle du monde ouvrier est aujourd’hui un réflexe presque automatique. Pourtant, cette association n’a rien d’évident sur le plan historique. En revenant sur la généalogie du clivage gauche-droite, Fabien Schang propose une lecture qui bouscule les évidences : la gauche, à l’origine, n’est pas le mouvement ouvrier. Elle en…

  • Le traité de Maastricht et l’exemption euro : comment le Royaume-Uni et le Danemark l’ont obtenue

    Avant même que l’euro n’existe dans les portefeuilles, deux États avaient déjà obtenu le droit de ne jamais l’adopter. L’histoire des exemptions britannique et danoise au traité de Maastricht éclaire d’un jour particulier les rapports de force qui structurent, depuis plus de trente ans, la construction européenne. Pourquoi le Royaume-Uni et le Danemark ont-ils obtenu…

  • Suède : pourquoi la couronne a survécu au référendum de 2003

    En septembre 2003, les Suédois ont refusé l’euro à 57 % des voix. Vingt-trois ans plus tard, la couronne suédoise circule toujours, et aucun nouveau référendum n’a été organisé. L’invité de cet entretien, membre de l’UPR, a consacré une partie de son analyse à ce précédent démocratique méconnu du débat français, qui montre qu’un peuple…

  • Le référendum danois de 1992 : quand un peuple a dit non à Maastricht

    Le 2 juin 1992, le Danemark entre dans l’histoire de la construction européenne par la porte que personne n’attendait : celle du refus. Premier pays des douze à organiser la ratification du traité de Maastricht, Copenhague voit ses électeurs rejeter le texte à 50,7 % des voix. La stupéfaction est générale. L’invité, dans un entretien…

  • L’affaire des bijoux de la Bégum : quand la police française employait d’anciens nazis

    En 1950, le braquage des bijoux de la Bégum, épouse de l’Aga Khan, défraie la chronique et passe pour le hold-up du siècle. Mais derrière le fait divers se cache un scandale d’État qui, selon l’historien Éric Branca, révèle une police française prête à employer d’anciens collaborateurs, voire d’anciens nazis, dans la lutte anticommuniste. Pourquoi…

  • Comment les bombardements de 1944 ont permis des milliers de faux papiers

    La Libération de la France en 1944 a ouvert une période de recomposition politique et sociale dont on mesure encore mal les zones d’ombre. Parmi elles, un phénomène documentaire largement méconnu : la destruction massive des registres d’état civil sous les bombardements alliés, et la brèche identitaire qu’elle a ouverte pour des milliers de Français…

  • Jacques Ducroux : le seul député élu sous une fausse identité

    Élu député radical des Vosges aux législatives de 1951, Jacques Ducreux meurt dans un accident de voiture en janvier 1952. Dans sa serviette, on découvre un jeu complet de faux papiers : fausses cartes d’identité, faux passeports. L’enquête révèle alors que ce parlementaire, qui avait fait campagne sur le thème de la probité, était en…

  • Épuration : d’où vient le chiffre de 100 000 victimes ?

    Un chiffre a longtemps structuré le débat public français sur la Libération : celui de 100 000 victimes de l’épuration. Encore entendu ponctuellement aujourd’hui, il est pourtant historiquement faux. L’historien Éric Branca, invité d’une conférence publiée par la Fondation Charles de Gaulle en octobre 2024, en retrace l’origine et le confronte aux travaux les plus…

  • Chaise vide de De Gaulle et compromis de Luxembourg : ce que la France a vraiment obtenu

    En 1965, la France du général de Gaulle suspend pendant sept mois sa participation aux Conseils européens. L’épisode, resté célèbre sous le nom de « chaise vide », aboutit au compromis de Luxembourg. Il est souvent cité comme le modèle du rapport de force réussi face à Bruxelles. Mais ce que ce bras de fer…

L’histoire éclaire le présent mieux que le commentaire à chaud. Chaque grande décision française d’aujourd’hui (un traité ratifié, une industrie cédée, une frontière redessinée) s’inscrit dans une chaîne longue qu’il faut savoir remonter pour comprendre. C’est ce que cette catégorie fait : revenir aux ruptures, aux choix tournants, aux moments où la France a basculé d’un cadre à un autre.

Sur Le Souv, l’histoire n’est ni une nostalgie ni un musée. Elle est une grille de lecture pour le présent. Nous mettons en avant les meilleures voix francophones de l’historiographie contemporaine, celles qui rendent compte des mécanismes profonds : construction européenne, abandons de souveraineté monétaire, décolonisation, désindustrialisation, recompositions diplomatiques. Toujours sourcé, toujours posé, jamais pesant.

Vous trouverez ici des analyses bâties à partir d’interviews de fond (Tocsin, Cercle Aristote, et d’autres), des éclairages sur les grandes décisions passées, et des relectures de moments charnières que l’enseignement officiel laisse parfois dans l’ombre.

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