Publiée sur UPR le (durée 32 min)

Ce que dit cette vidéo

François Asselineau, président de l’Union Populaire Républicaine, analyse deux indicateurs qu’il présente comme révélateurs du déclin français : le taux de mortalité infantile, passé à 4,1 pour mille en 2024, et un sondage Ipsos de janvier-février 2026 plaçant la France dernière de trente pays sur la confiance dans la direction du pays.

Mortalité infantile : 2709 décès en 2024, 23e rang européen

François Asselineau rappelle que le taux de mortalité infantile français a atteint 4,1 pour mille en 2024, soit 2709 nourrissons décédés avant leur premier anniversaire. La France se classe au 23e rang sur 27 dans l’Union européenne. Asselineau indique qu’un rapport du ministère de la Santé documentant cette dégradation aurait été retenu avant d’être révélé par la presse. Il mobilise les travaux d’Emmanuel Todd, qui avait utilisé la remontée de la mortalité infantile soviétique dans les années 1970 pour anticiper l’effondrement de l’URSS, et transpose cette grille au cas français.

Sondage Ipsos : 90 % des Français jugent que le pays va mal

Le second volet de l’intervention porte sur une enquête Ipsos réalisée dans trente pays en janvier-février 2026. Selon ce sondage, 90 % des Français estiment que leur pays va dans la mauvaise direction, contre une moyenne mondiale de 59 %. La France se classe dernière du panel. François Asselineau s’étonne de l’absence de reprise médiatique de ce résultat et y voit la confirmation d’un divorce entre institutions et population. Il relie les deux données pour dresser le tableau d’un pays en déclin.

L’avis du Souv

L’intervention met en lumière deux données peu commentées dans le débat public français. Le rapprochement avec la méthode Todd offre une grille de lecture stimulante, mais la transposition directe du cas soviétique au cas français appelle des nuances que la vidéo n’apporte pas.

Une comparaison historique qui mériterait davantage de prudence

La référence aux travaux d’Emmanuel Todd sur l’URSS est pertinente sur le plan intellectuel. Toutefois, les contextes démographiques, sanitaires et politiques diffèrent considérablement entre la Russie soviétique des années 1970 et la France de 2024. François Asselineau n’explicite pas ces écarts. Sur le sondage Ipsos, le chiffre de 90 % frappe, mais la vidéo n’interroge ni la méthodologie ni la formulation des questions, ce qui affaiblit la portée de l’argument.

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