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Anticléricalisme républicain : une facilité face au grand patronat ?
Et si l’anticléricalisme de la République avait d’abord été une esquive ? C’est la thèse stimulante avancée par Pierre-Yves Rougeyron, qui propose une relecture socio-économique d’un affrontement qu’on croit connaître par cœur. Selon lui, « une part de l’anticléricalisme de la République » puise sa source dans « l’extraordinaire lâcheté que la République a eu…
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De Gaulle et l’Église : comment la Résistance a soldé la querelle de 1905
La fracture ouverte par la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905 a longtemps semblé irréconciliable dans le paysage politique français. Pourtant, selon l’analyse développée par Pierre-Yves Rougeyron dans ses carnets d’été, un acte politique majeur a permis de refermer cette plaie mémorielle : l’action du général de Gaulle, qui, par la…
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De Gaulle n’avait jamais été élu avant 1965 : ce que ça change
Charles de Gaulle est arrivé deux fois au pouvoir suprême en France, en 1944 et en 1958, sans jamais avoir été élu par les Français. Un paradoxe méconnu que rappelle l’invité de cet entretien : le fondateur de la Ve République ne s’était tout simplement jamais présenté devant le suffrage universel avant 1965. Cette année-là,…
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1965 : la première campagne présidentielle télévisée en France
En 1965, la France vit un moment politique inédit : pour la première fois, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Cette élection ne se résume pas à un simple changement de procédure constitutionnelle. Elle marque l’irruption de la télévision comme scène centrale du débat démocratique, avec des techniques de communication…
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La politique de la chaise vide : quand de Gaulle bloquait Bruxelles
En 1965, face au projet d’Europe fédérale porté par Walter Hallstein, alors président de la Commission européenne, Charles de Gaulle prend une décision radicale : il ne dépêche plus aucun représentant français aux réunions du Conseil européen. Pendant plusieurs mois, la chaise française reste vide, paralysant de fait les institutions bruxelloises. L’objectif est simple mais…
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François Ier et Soliman le Magnifique : quand la France s’alliait au « diable »
En 1536, le roi très chrétien François Ier conclut une alliance avec Soliman le Magnifique, sultan de l’Empire ottoman. Le scandale est immense dans toute la chrétienté. Pourtant, ce rapprochement n’avait rien d’un caprice : c’était un acte de survie géopolitique face à l’encerclement par Charles Quint. Cinq siècles plus tard, le général de Gaulle…
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La politique de détente avec l’URSS : de Gaulle précurseur en 1966
En pleine guerre froide, lorsque Washington imposait à ses alliés occidentaux un cordon sanitaire autour du monde soviétique, un chef d’État a décidé de briser ce tabou. En 1966, Charles de Gaulle entreprend un voyage officiel en Union soviétique qui stupéfie la planète et inaugure ce que l’histoire retiendra comme la politique de détente. Retour…
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1964 : quand de Gaulle reconnaissait la Chine de Mao, seul en Occident
En janvier 1964, le général de Gaulle provoqua un séisme diplomatique en établissant des relations officielles avec la République populaire de Chine. Depuis 1949, Washington imposait aux pays occidentaux une interdiction stricte de reconnaître le régime de Mao Zedong. En brisant ce tabou, le président français ne cédait ni à une fascination idéologique ni à…
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Le traité de l’Élysée vidé de son sens dès 1963 par le Bundestag
Le 22 janvier 1963, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer signaient le traité de l’Élysée, destiné à sceller une réconciliation franco-allemande historique et à jeter les bases d’une Europe européenne, indépendante des États-Unis. Ce que l’on sait moins, c’est que ce texte fondateur fut vidé de sa substance politique six mois à peine après sa…
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France absente de Téhéran, Yalta, Potsdam : les origines d’une méfiance gaulliste
En 1943, 1944 et 1945, trois conférences redessinent l’ordre mondial. Téhéran, Yalta, Potsdam : Roosevelt, Churchill et Staline s’y réunissent pour décider du sort de la planète. La France, elle, n’est pas invitée à la table des vainqueurs. Comme le rappelait l’invité lors d’une conférence de 2015, cette exclusion systématique a profondément marqué le général…
L’histoire éclaire le présent mieux que le commentaire à chaud. Chaque grande décision française d’aujourd’hui (un traité ratifié, une industrie cédée, une frontière redessinée) s’inscrit dans une chaîne longue qu’il faut savoir remonter pour comprendre. C’est ce que cette catégorie fait : revenir aux ruptures, aux choix tournants, aux moments où la France a basculé d’un cadre à un autre.
Sur Le Souv, l’histoire n’est ni une nostalgie ni un musée. Elle est une grille de lecture pour le présent. Nous mettons en avant les meilleures voix francophones de l’historiographie contemporaine, celles qui rendent compte des mécanismes profonds : construction européenne, abandons de souveraineté monétaire, décolonisation, désindustrialisation, recompositions diplomatiques. Toujours sourcé, toujours posé, jamais pesant.
Vous trouverez ici des analyses bâties à partir d’interviews de fond (Tocsin, Cercle Aristote, et d’autres), des éclairages sur les grandes décisions passées, et des relectures de moments charnières que l’enseignement officiel laisse parfois dans l’ombre.
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