C’est ici que la France couronnait ses rois. À partir du XIe siècle, la quasi-totalité des sacres se déroule dans la cathédrale de Reims, et l’édifice porte encore cette fonction dans ses pierres.
Commencée en 1211 et achevée au XIVe siècle, elle compte parmi les réalisations majeures de l’art gothique français, autant pour son architecture que pour sa statuaire : 2 303 statues. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.

Pourquoi les rois de France étaient sacrés à Reims
La tradition remonte au baptême de Clovis, célébré par l’évêque Remi dans la première cathédrale rémoise, un 25 décembre entre 496 et 499. En 816, Louis le Pieux est le premier monarque couronné à Reims, par le pape Étienne IV. Le lien entre la ville et le sacre ne se défera plus.
- Une première cathédrale fondée au début du Ve siècle, probablement vers 401, sur d’anciens thermes gallo-romains.
- La première pierre de l’édifice actuel posée le 6 mai 1211 par l’archevêque Albéric de Humbert, après l’incendie de la cathédrale précédente.
- Quatre architectes qui se succèdent sur le chantier, connus par les inscriptions du labyrinthe disparu en 1778 : Jean d’Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons.
- Une statuaire de 2 303 statues, unique en France par son ampleur.
- L’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991.
Le chantier n’a pas été un long fleuve tranquille. Le triforium du chœur est commencé en 1221 et monté jusqu’au tas de charge des voûtes en 1233, avant que des émeutes n’interrompent les travaux jusqu’en 1236. La cathédrale est finalement achevée au XIVe siècle. En 1860, Eugène Viollet-le-Duc dirige une campagne de restauration.
La cathédrale de Reims en images



Que voir à la cathédrale de Reims
La façade occidentale est le morceau de bravoure : trois portails, une profusion de statues, et cette impression de dentelle de pierre qui a fait la réputation de l’édifice.
- La façade occidentale et ses trois portails sculptés.
- La statuaire, avec ses 2 303 statues réparties sur l’édifice.
- Les vitraux contemporains de Marc Chagall, installés en 1974 dans la chapelle axiale : l’arbre de Jessé, les deux testaments et les grandes heures de Reims.
- Les vitraux de Brigitte Simon, au-dessus des fonts baptismaux et du mémorial aux morts britanniques de la Première Guerre mondiale.
- Les six panneaux de verre d’Imi Knoebel, installés en juin 2011 dans les chapelles qui encadrent la chapelle axiale.
La cathédrale est aussi un lieu de mémoire de la guerre et de la réconciliation. Bombardée intentionnellement par l’armée allemande à partir du 4 septembre 1914 pour briser le moral français, elle fut surnommée la cathédrale martyre. C’est sous ses voûtes que Charles de Gaulle et Konrad Adenauer ont officialisé la réconciliation franco-allemande en juillet 1962.
Le saviez-vous ? Reims est la première cathédrale française dont les vitraux ont été montés en dehors de l’édifice, puis insérés une fois terminés dans l’espace qui leur était destiné. Jusque-là, on montait les vitraux directement dans le bâtiment.
Quand visiter la cathédrale de Reims
L’édifice se visite toute l’année. La fin de journée est le meilleur moment pour la façade occidentale : la lumière rasante fait ressortir le relief des statues.
Il faut du temps pour les vitraux, anciens et contemporains, qui se lisent selon l’orientation et l’heure. Les Chagall de la chapelle axiale demandent une lumière généreuse.
Comment se rendre à la cathédrale de Reims et où se garer
La cathédrale se dresse au cœur de Reims, dans la Marne. La ville est à environ quarante-cinq minutes de Paris par le train à grande vitesse.
Tout le centre historique se parcourt à pied. Le palais du Tau, ancien palais des archevêques où se préparaient les sacres, est juste à côté.
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Le Grand Est garde de beaux villages. Hierges veille sur la Meuse ardennaise, Rodemack se serre derrière ses remparts mosellans, et Saint-Quirin pointe ses clochers à bulbe dans la forêt vosgienne.
Dans la même région, les fortifications de Longwy montrent l’autre visage de la commande royale, et la cathédrale de Chartres offre le point de comparaison obligé pour qui veut mesurer le gothique français.
Ressources
Deux vidéos pour découvrir l’édifice et la cérémonie du sacre.
Questions fréquentes sur la cathédrale de Reims
La tradition remonte au baptême de Clovis par l’évêque Remi, célébré dans la première cathédrale rémoise entre 496 et 499. En 816, Louis le Pieux y est couronné par le pape Étienne IV, et à partir du XIe siècle la quasi-totalité des sacres s’y déroule.
La première pierre de l’édifice actuel est posée le 6 mai 1211 par l’archevêque Albéric de Humbert, après l’incendie de la cathédrale précédente. L’ensemble est achevé au XIVe siècle.
2 303. C’est ce qui fait, avec son architecture, l’une des réalisations majeures de l’art gothique en France.
Quatre architectes se sont succédé sur le chantier : Jean d’Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons. Leurs noms sont connus par les inscriptions du labyrinthe, disparu en 1778 mais relevé au XVIIe siècle.
Parce qu’elle a été bombardée intentionnellement par l’armée allemande à partir du 4 septembre 1914, dans le but de briser le moral français. Un incendie ravageur a détruit une grande partie de l’édifice.
Oui, depuis 1991, au titre de son architecture et de sa statuaire.
Charles de Gaulle et Konrad Adenauer y ont officialisé la réconciliation franco-allemande, sous les voûtes de la cathédrale que l’armée allemande avait bombardée en 1914.
Oui, trois fenêtres installées en 1974 dans la chapelle axiale : l’arbre de Jessé, les deux testaments et les grandes heures de Reims.
