Régis de Castelnau est né le 7 mars 1950. Diplômé de l'université Paris II Panthéon-Assas en droit et formé à Sciences Po Paris, il prête serment d'avocat près la cour d'appel de Paris en 1972. Il fonde très tôt le Syndicat des avocats de France, dont il assure la vice-présidence entre 1973 et 1975, avant de consacrer l'essentiel de sa carrière au droit social puis au droit public local, domaine dans lequel il devient un praticien reconnu, conseillant les collectivités territoriales et enseignant dans les universités de Bourgogne et Paris II.
C'est par la question de l'État et de ses institutions que Castelnau rejoint les préoccupations souverainistes. Son travail de juriste, centré sur les collectivités locales, les chambres régionales des comptes et la responsabilité des décideurs publics, l'amène à observer de près les mécanismes par lesquels le pouvoir politique est encadré, contrôlé ou contourné. Son ouvrage de 2021, "Une justice politique. Des années Chirac au système Macron, histoire d'un dévoiement", publié aux éditions L'Artilleur, synthétise une conviction ancienne : la justice française a été progressivement instrumentalisée au détriment de l'équilibre des pouvoirs et de l'indépendance des institutions républicaines. Ce diagnostic d'une dépossession du politique résonne directement avec les analyses souverainistes sur l'affaiblissement de l'État.
Depuis 2012, il tient le blog Vu du Droit, espace d'analyse juridique et politique dans lequel il commente l'actualité judiciaire et institutionnelle avec une rigueur revendiquée. Il contribue également au magazine Causeur et à la revue Front Populaire fondée par Michel Onfray. Devenu avocat honoraire en 2017 à la suite de son omission du tableau de l'ordre, il reste une voix active dans le débat public sur l'état de droit et les dérives du système judiciaire français.
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