Publiée sur Omerta le (durée 54 min) Direct

Ce que dit cette vidéo

Ghislain Benhessa intervient sur la chaîne Omerta pour examiner la récurrence du projet des États-Unis d’Europe dans le discours politique français. La vidéo met en parallèle la relance de cette idée par Gabriel Attal et la flambée du prix du gasoil, qui dépasse 2,60 euros à la pompe. Benhessa retrace l’histoire des consultations populaires sur l’Europe, du référendum de 1972 au rejet de 2005 contourné par le traité de Lisbonne.

Trois référendums, une même indifférence ou un même rejet

Ghislain Benhessa revient sur le référendum de 1972 concernant l’élargissement de la Communauté européenne à la Grande-Bretagne. Malgré une victoire du oui, Georges Pompidou avait qualifié ce scrutin d’échec personnel en raison d’une abstention massive révélant le désintérêt des Français. En 1992, le traité de Maastricht passe de justesse. En 2005, le traité constitutionnel européen est rejeté par 54,7 % des votants. Pour Benhessa, ces trois moments dessinent une constante : le projet fédéral européen ne suscite ni adhésion ni enthousiasme populaire.

Le traité de Lisbonne comme négation du vote de 2005

Deux ans après le non français au traité constitutionnel, le traité de Lisbonne reprend l’essentiel du texte rejeté. La ratification s’effectue par voie parlementaire, sans nouveau référendum. Ghislain Benhessa analyse cette séquence comme un contournement institutionnel du suffrage populaire. Le passage en force illustre selon lui la difficulté des élites dirigeantes à accepter un verdict contraire à leurs orientations européennes.

Le décalage entre discours fédéraliste et prix à la pompe

La vidéo souligne la simultanéité entre le discours de Gabriel Attal sur les États-Unis d’Europe et le franchissement du seuil de 2,62 euros le litre de gasoil. Un appel à manifester le 17 octobre circule parmi les jeunes, invitant à rejoindre les gilets jaunes. Pour Benhessa, cette concomitance résume le fossé entre les ambitions politiques affichées par les dirigeants et les difficultés matérielles quotidiennes des Français.

L’avis du Souv

La vidéo offre une synthèse utile sur la continuité du projet fédéral européen et sur les résistances qu’il rencontre dans l’électorat français. Le rappel des référendums successifs permet de replacer les annonces actuelles dans une perspective historique souvent occultée dans le débat public.

Un cadrage historique qui éclaire le présent

Le retour sur les scrutins de 1972, 1992 et 2005 fournit un arrière-plan factuel rarement mobilisé dans les commentaires sur l’intégration européenne. La mention du jugement de Pompidou sur son propre référendum apporte une nuance bienvenue à la lecture habituelle de ce vote. Le parallèle avec le prix du carburant reste toutefois plus illustratif qu’analytique.

Une démonstration qui gagnerait à préciser ses sources

Certaines affirmations, notamment sur la reprise quasi intégrale du traité constitutionnel dans le traité de Lisbonne, mériteraient un appui documentaire plus explicite. La comparaison article par article des deux textes aurait renforcé l’argumentation sur le contournement du vote français.

Ce que nous en avons tiré

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