Le château tient sur un éperon rocheux, entre la Loire et l’Amasse, là où les hommes se sont installés dès la Préhistoire. À la fin de l’âge du fer, un oppidum de cinquante hectares fermé par un rempart de terre occupait déjà le plateau.

Rattaché à la couronne en 1434, Amboise devient sous Charles VIII un véritable palais. C’est aussi là que reposent les restes présumés de Léonard de Vinci, dans la chapelle Saint-Hubert.

Pourquoi Amboise fut le premier grand château de la Renaissance française

Charles VIII a grandi à Amboise. Devenu roi, il y lance de 1492 à 1498 un chantier considérable, qui mobilise en permanence plus de deux cent cinquante maçons. La direction en revient à Raymond de Dezest, bailli d’Amboise, avec trois maîtres des œuvres, Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart, assistés de Jacques Sourdeau et Pierre Trinqueau.

  • La chapelle Saint-Hubert, de style gothique flamboyant.
  • L’aile dite Charles VIII, qui comprend les logis du roi et de la reine.
  • Les deux tours cavalières, la tour des Minimes et la tour Heurtault, dont les rampes permettaient de monter à cheval jusqu’aux terrasses.
  • Un parc aménagé sur la terrasse, ouvert sur le paysage, ce qui rompait avec la tradition médiévale du jardin clos.
  • Un classement au titre des monuments historiques dès la liste de 1840.

Le château a beaucoup perdu. Partiellement détruit après la Révolution, il ne conserve du projet de Charles VIII que le logis royal, la chapelle, les terrasses et les tours cavalières, qui lui donnent sa silhouette si reconnaissable. Henri II avait pourtant poursuivi l’agrandissement, en faisant construire de nouveaux bâtiments à l’est.

Amboise en images

Que voir au château d’Amboise

On monte au château par une rampe, et l’on débouche sur les terrasses : la Loire s’étale en contrebas, et le point de vue explique à lui seul le choix du site.

  • La chapelle Saint-Hubert, où reposent les restes présumés de Léonard de Vinci.
  • Le logis royal et ses appartements, dont la chambre dite d’Henri II.
  • La tour des Minimes et la tour Heurtault, avec leurs rampes cavalières.
  • Les terrasses et le parc paysager, planté de chênes verts, de buis, de cyprès et de vignes de muscat.
  • Le buste de Léonard de Vinci, érigé à l’emplacement de la collégiale Saint-Florentin détruite vers 1807.
  • Le jardin d’Orient, conçu en 2005 par Rachid Koraïchi en l’honneur des compagnons de l’émir Abd el-Kader morts durant leur captivité à Amboise.

Amboise a aussi son épisode sombre. En 1560, sous le règne éphémère de François II, le château est le théâtre de la conjuration d’Amboise, prélude aux guerres de Religion. Trois ans plus tard, le 19 mars 1563, Catherine de Médicis y signe un traité de paix entre le prince de Condé et Anne de Montmorency.

Le saviez-vous ? Les deux grosses tours du château ne sont pas des donjons mais des rampes. Conçues comme des tours cavalières, elles s’enroulent autour d’un axe assez large pour qu’un cavalier, et même un attelage, puisse monter directement de la ville jusqu’aux terrasses royales.

Quand visiter le château d’Amboise

Le château se visite toute l’année. Du printemps à l’automne, les terrasses et le parc paysager prennent toute leur valeur, et la vue sur la Loire est à son meilleur.

Le Clos Lucé, où Léonard de Vinci a passé ses dernières années, est à quelques centaines de mètres : les deux visites se complètent naturellement dans la même journée.

Comment se rendre au château d’Amboise et où se garer

Le château domine la ville d’Amboise, en Indre-et-Loire, sur l’éperon terminal du plateau des Châtelliers, entre les vallées de la Loire et de l’Amasse. La gare est de l’autre côté du fleuve.

On accède au château à pied depuis le centre-ville, par une montée courte mais franche. Comptez une heure et demie pour le logis, la chapelle et les terrasses.

À voir dans les environs

La Touraine est riche en pépites. Montrésor aligne ses maisons blanches au bord de l’Indrois, Crissay-sur-Manse garde ses logis de tuffeau, et Candes-Saint-Martin veille sur la confluence de la Vienne et de la Loire.

Les autres châteaux sont à portée immédiate : Chenonceau à une quinzaine de kilomètres, Blois et Chambord en remontant la Loire, Azay-le-Rideau et les jardins de Villandry en la descendant.

Ressources

Deux vidéos pour découvrir le château et le lien qui l’unit à Léonard de Vinci.

Questions fréquentes sur le château d’Amboise

Ses restes présumés reposent dans la chapelle Saint-Hubert du château. Il avait été inhumé en 1519 dans la collégiale Saint-Florentin, détruite vers 1807 puis fouillée en 1863 par l’homme de lettres Arsène Houssaye.

Le site est fortifié depuis l’Antiquité, mais le château actuel doit l’essentiel à Charles VIII, qui mène de profondes transformations de 1492 à 1498, avec plus de deux cent cinquante maçons sur le chantier.

Depuis 1434. Auparavant, il était depuis plus de quatre siècles la propriété de la puissante maison d’Amboise.

À monter à cheval. La tour des Minimes et la tour Heurtault abritent des rampes en hélice permettant d’accéder directement de la ville aux terrasses du château.

Un complot ourdi en 1560, sous le règne de François II, qui prend le château pour théâtre et constitue le prélude aux guerres de Religion.

Il a été conçu en 2005 par Rachid Koraïchi en l’honneur des compagnons de l’émir Abd el-Kader morts à Amboise pendant leur captivité. Une allée orientée vers La Mecque traverse l’alignement des stèles.

Non. Il a été partiellement détruit après la Révolution. Subsistent le logis royal, la chapelle Saint-Hubert, les terrasses et les deux tours cavalières.

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