• De Gaulle et l’Amérique latine : la tournée oubliée de 1964

    À l’automne 1964, le général de Gaulle entreprend un voyage d’un mois à travers l’Amérique du Sud. Mexique, Colombie, Venezuela, Équateur, Pérou, Brésil : des dizaines de millions de Latino-Américains se pressent pour acclamer le président français. Cet épisode spectaculaire, aujourd’hui largement effacé de la mémoire collective, illustre pourtant un moment où la France souveraine…

  • 1964 : quand de Gaulle reconnaissait la Chine de Mao, seul en Occident

    En janvier 1964, le général de Gaulle provoqua un séisme diplomatique en établissant des relations officielles avec la République populaire de Chine. Depuis 1949, Washington imposait aux pays occidentaux une interdiction stricte de reconnaître le régime de Mao Zedong. En brisant ce tabou, le président français ne cédait ni à une fascination idéologique ni à…

  • Le couple franco-allemand : mythe ou réalité diplomatique ?

    Le « couple franco-allemand » est une expression répétée depuis des décennies dans le débat public français comme une évidence. Mais que disent les actes ? À rebours de la rhétorique officielle, les décisions concrètes prises par Berlin depuis plus de soixante ans dessinent une tout autre réalité : celle d’un alignement stratégique prioritaire sur…

  • Le traité de l’Élysée vidé de son sens dès 1963 par le Bundestag

    Le traité de l’Élysée vidé de son sens dès 1963 par le Bundestag

    Le 22 janvier 1963, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer signaient le traité de l’Élysée, destiné à sceller une réconciliation franco-allemande historique et à jeter les bases d’une Europe européenne, indépendante des États-Unis. Ce que l’on sait moins, c’est que ce texte fondateur fut vidé de sa substance politique six mois à peine après sa…

  • France absente de Téhéran, Yalta, Potsdam : les origines d’une méfiance gaulliste

    En 1943, 1944 et 1945, trois conférences redessinent l’ordre mondial. Téhéran, Yalta, Potsdam : Roosevelt, Churchill et Staline s’y réunissent pour décider du sort de la planète. La France, elle, n’est pas invitée à la table des vainqueurs. Comme le rappelait l’invité lors d’une conférence de 2015, cette exclusion systématique a profondément marqué le général…

  • Maastricht 1992 : l’euro vendu aux Français comme rempart contre l’Amérique

    En 1992, le Parti socialiste appelait les Français à voter oui au traité de Maastricht avec une affiche qui résumait toute l’ambiguïté de la campagne. On y voyait un sumotori japonais et un catcheur américain menaçant la France, avec ce slogan : « Faire l’Europe, c’est faire le poids. » L’argument de vente était limpide…

  • Pourquoi les pays d’Europe de l’Est refusent l’harmonisation sociale avec l’Ouest

    Chaque fois qu’une usine Peugeot ouvre en Slovaquie plutôt qu’en France, le projet d’une « Europe sociale » recule d’un cran. Pas par malveillance, mais par une logique économique que les discours militants refusent de regarder en face. La mécanique est pourtant limpide, et un simple constat suffit à comprendre pourquoi l’harmonisation sociale reste une…

  • Paradis fiscaux, agriculture, pavillon de complaisance : les intérêts qui bloquent l’Europe

    Quand un immeuble doit faire des travaux, le propriétaire du rez-de-chaussée ne veut pas payer pour l’ascenseur qu’il n’utilise pas, celui du deuxième étage se plaint des odeurs mais les voisins du dessus ne voient pas le problème, et celui du dernier étage réclame une terrasse neuve que personne d’autre ne veut financer. Résultat :…

  • Hyperinflation allemande de 1923 : pourquoi ce traumatisme pèse encore sur l’euro

    Cent ans après, l’épisode paraît presque irréel. Pourtant, entre la fin 1922 et le 15 octobre 1923, l’Allemagne a littéralement vu sa monnaie disparaître sous ses yeux. Une miche de pain valait 1 000 marks en janvier, 1 million en avril, 1 milliard en juillet, et 250 milliards en octobre. Cette destruction monétaire totale n’a…

  • De Gaulle contre l’entrée britannique dans la CEE : pourquoi ?

    Le 15 mai 1962, Charles de Gaulle tient une conférence de presse qui fera date. Quelques semaines après les accords d’Évian, le Général peut enfin se pencher sur ce traité de Rome signé en 1957, alors qu’il était à Colombey. Son diagnostic est implacable : la construction européenne, telle qu’elle est conçue, est une mécanique…

L’Union européenne pose la question centrale de la capacité de la France à disposer d’elle-même. Entre transferts de compétences à Bruxelles, traités qui entravent l’action publique et institutions supranationales largement inaccessibles au contrôle démocratique français, se pose la question d’une souveraineté diluée. Faut-il réformer l’UE de l’intérieur ou explorer d’autres voies pour retrouver une marge de manœuvre stratégique ?

Ce sujet examine comment les mécanismes européens affectent la capacité de décision de la France, des règles budgétaires aux normes qui s’imposent sans débat national. Le Souv y interroge les traités, les conditions d’une réforme, et les arguments de ceux qui considèrent que l’intégration européenne a dépassé les limites acceptables pour une nation qui entend rester maître de son destin.

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