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L’Europe, mythe de substitution après la perte de l’Algérie
L’idée européenne, telle qu’elle s’est imposée dans les élites françaises après 1962, n’est pas née ex nihilo. Elle est l’héritière directe d’un vide, celui laissé par la fin de l’Algérie française. Dans un entretien récent, l’essayiste Pierre Le Vigan, auteur de L’Europe à l’endroit, explore cette filiation méconnue : la construction européenne a servi de…
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Pourquoi sortir de l’Union européenne serait la vraie voie souverainiste
Il y a quelques années, défendre la souveraineté nationale consistait encore à critiquer les excès de Bruxelles tout en espérant une impossible réforme de l’Union. Aujourd’hui, un constat s’impose avec une clarté nouvelle : le débat a changé de nature. L’Europe de la Commission ne se réformera pas parce qu’elle fonctionne exactement comme elle a…
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Pourquoi la France n’organise plus de référendum depuis 2005
Vingt ans sans consulter directement le peuple français. Depuis le "Non" au traité constitutionnel européen en 2005, plus aucun référendum n’a été organisé en France. Un silence démocratique qui contraste violemment avec la pratique gaullienne : cinq référendums en dix ans sous le Général, contre seulement cinq dans les quarante années suivantes — puis plus…
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La reféodalisation de l’Europe : quand la finance remplace les seigneurs
L’Europe vit une régression historique majeure. Alors que nos ancêtres du XIIIe siècle ont forgé les premiers outils conceptuels pour affirmer la liberté des peuples face aux empires, nous assistons aujourd’hui à l’émergence de ce que le philosophe Jérôme Ravenet nomme des "féodalités financières" — des puissances privées qui ont reconstitué un système de domination…
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FMI : la Chine sous-représentée malgré son poids économique réel
6 % contre 27 %. C’est l’écart stupéfiant entre les droits de vote de la Chine et ceux de l’Union européenne au FMI, alors que les deux représentent chacune environ 17 % du PIB mondial. Un chiffre révélateur avancé par Jérôme Ravenet lors d’un entretien avec Pierre-Yves Rougeyron. Les statuts du Fonds monétaire international stipulent…
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Georges Boris : « Si l’État ne contrôle pas la monnaie, c’est la monnaie qui contrôle l’État »
Cette formule prophétique de Georges Boris, conseiller économique du général de Gaulle, résonne avec une acuité troublante à l’heure où la France a délégué sa création monétaire à la Banque centrale européenne. Jérôme Ravenet, auteur d’une nouvelle synthèse sur l’histoire de la souveraineté, rappelle que cette question était déjà parfaitement consciente chez les rois capétiens,…
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Prix de l’électricité : payer plus cher pour faire plaisir à Berlin ?
Votre facture d’électricité va-t-elle bientôt doubler ? C’est l’accusation lancée par Nikola Mirković lors d’un entretien sur Cercle Aristote le 26 février 2026. Selon l’essayiste, la flambée annoncée des prix ne répondrait à aucune nécessité technique ou économique française, mais viserait uniquement à satisfaire les exigences de Berlin et de Bruxelles. Le mécanisme dénoncé est…
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Coalition des volontaires en Ukraine : un plan proaméricain vendu comme souverainiste
Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron et Keir Starmer agitent l’étendard d’une prétendue « coalition des volontaires » censée voler au secours de l’Ukraine face au désengagement américain annoncé par Donald Trump. Présentée comme un sursaut de souveraineté européenne, cette initiative mérite pourtant une analyse géopolitique rigoureuse. Selon Alexandre Del Valle, auteur du récent ouvrage Le…
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Trump et la multipolarité : pourquoi l’America First est compatible avec un monde multipolaire
La multipolarité n’est pas un projet, c’est un fait constaté. Alors que les anciennes puissances émergentes redessinent les équilibres mondiaux, une question contre-intuitive mérite d’être posée : et si Donald Trump, malgré son nationalisme bruyant et ses guerres tarifaires, était en réalité le président américain le plus compatible avec ce nouvel ordre mondial ? Pourquoi…
L’Union européenne pose la question centrale de la capacité de la France à disposer d’elle-même. Entre transferts de compétences à Bruxelles, traités qui entravent l’action publique et institutions supranationales largement inaccessibles au contrôle démocratique français, se pose la question d’une souveraineté diluée. Faut-il réformer l’UE de l’intérieur ou explorer d’autres voies pour retrouver une marge de manœuvre stratégique ?
Ce sujet examine comment les mécanismes européens affectent la capacité de décision de la France, des règles budgétaires aux normes qui s’imposent sans débat national. Le Souv y interroge les traités, les conditions d’une réforme, et les arguments de ceux qui considèrent que l’intégration européenne a dépassé les limites acceptables pour une nation qui entend rester maître de son destin.
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