Ce que dit cette vidéo
François Asselineau, président de l’UPR, répond aux questions de son public sur la chaîne UPR. La session aborde la mécanique de l’euro comme protection des mauvais gestionnaires, les voies juridiques du Frexit, l’article 63 sur la libre circulation des capitaux, la politique de sanctions de l’Union européenne et la PESC. Des sujets de société sont également traités : restauration de Notre-Dame, IVG constitutionnalisée, inscription de la tradition chrétienne dans la Constitution.
Contraintes européennes : euro, capitaux et politique étrangère
François Asselineau développe l’idée que l’appartenance à la zone euro permet à la France de s’endetter sans subir la sanction immédiate des marchés, créant une déresponsabilisation budgétaire. Il cite l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’UE, qui garantit la libre circulation des capitaux, comme fondement juridique des délocalisations industrielles. Sur la politique étrangère, il décrit la PESC comme un mécanisme contraignant la diplomatie française au niveau européen, et rappelle que l’UE a adopté plus de mille sanctions contre la Russie et cible également la Chine, l’Iran ou le Venezuela.
Frexit et parcours de Raphaël Glucksmann
Sur la sortie de l’Union européenne, François Asselineau expose le débat entre l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, utilisé par le Royaume-Uni, et une décision unilatérale. Il détaille les implications juridiques et pratiques de chaque voie pour la France. Par ailleurs, il évoque le parcours de Raphaël Glucksmann en Géorgie, où ce dernier a exercé une activité politique aux côtés d’un gouvernement controversé avant de s’implanter en France, interrogeant ses orientations géopolitiques.
Sujets de société : patrimoine, IVG et laïcité
François Asselineau aborde la convention de Venise, traité ratifié par la France imposant de restaurer un monument dans son état d’origine, et questionne le remplacement des vitraux de Viollet-le-Duc à Notre-Dame. Il mentionne que la France serait le seul pays à avoir inscrit l’IVG dans sa Constitution. Il propose d’ajouter la mention « République laïque de tradition chrétienne » dans la Constitution, ce qui permettrait au juge administratif de protéger certaines traditions culturelles. Il cite le Liban comme exemple de fragmentation étatique par le communautarisme.
L’avis du Souv
Cette session de questions-réponses couvre un spectre large de sujets européens et nationaux. La densité des thèmes abordés permet de saisir la cohérence doctrinale de l’UPR sur les traités européens, mais certaines affirmations mériteraient un examen contradictoire plus approfondi, notamment sur les mécanismes juridiques du Frexit.
Une pédagogie des traités européens
La force de cette intervention réside dans la citation précise des articles de traités rarement évoqués dans le débat public, notamment l’article 63 sur la libre circulation des capitaux. Cette approche documentée permet au spectateur de vérifier par lui-même les sources juridiques. Le rappel du CNR de 1943 comme rassemblement trans-partisan offre une perspective historique utile sur la capacité française à dépasser les clivages.
Des affirmations à confronter
Certaines thèses avancées gagneraient à être mises en regard d’analyses contradictoires. L’affirmation selon laquelle l’euro protège mécaniquement les mauvais gestionnaires simplifie des mécanismes monétaires complexes. De même, la présentation du parcours géorgien de Raphaël Glucksmann repose ici sur une source unique et mériterait un croisement documentaire.
